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Alerte 05.02.2024

En tant qu’organisations humanitaires, nous sommes profondément préoccupées et révoltées par le fait que certains des principaux donateurs aient convenu de suspendre leurs financements à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), alors qu’il s’agit du principal fournisseur d’aide pour des millions de Palestiniens à Gaza et dans la région. Cette nouvelle survient alors que la catastrophe humanitaire s’empire de jour en jour à Gaza.

La suspension des financements par des pays donateurs va avoir une incidence sur l’aide vitale apportée à plus de deux millions de civils, dont plus de la moitié sont des enfants, qui dépendent tous de l’aide de l’UNRWA à Gaza. Face aux bombardements incessants et aveugles d’Israël et à la privation délibérée d’aide à Gaza, la population est confrontée à une famine imminente et à des épidémies.

Nous saluons l’enquête rapide menée par l’UNRWA sur l’implication présumée de quelques employés de l’ONU dans les attaques du 7 octobre. Nous sommes choqués par cette décision irresponsable, celle de couper les vivres à une population tout entière, prise par des pays qui appelaient eux-mêmes au renforcement de l’aide à Gaza et à la protection des humanitaires dans le cadre de leur travail. Cette décision intervient alors même que la Cour internationale de Justice vient d’ordonner la mise en place de mesures immédiates et efficaces pour permettre la fourniture d’aide humanitaire aux civils de Gaza.

152 employés de l’UNRWA ont déjà été tués et 141 installations de l’UNRWA ont été endommagées par des bombardements. L’UNRWA est la plus importante agence humanitaire à Gaza et les autres agences présentes sur place ne peuvent pas remplacer l’aide humanitaire que l’UNRWA fournit. Si les suspensions de financement sont maintenues, nous risquons d’assister à l’effondrement total de la réponse humanitaire, déjà très limitée, à Gaza.

Avec environ un million de déplacés palestiniens qui se sont réfugiés à proximité ou dans 154 abris de l’UNRWA, l’agence et les organisations humanitaires ont poursuivi leur travail dans des conditions quasiment impossibles, afin de fournir de la nourriture, de l’eau potable et des vaccins. En suspendant leurs financements, les pays risquent de priver encore davantage les Palestiniens de la région de nourriture, d’eau, d’aide et de fournitures médicales, d’éducation et de protection.

Nous demandons instamment aux pays donateurs de réaffirmer leur soutien au travail essentiel mené par l’UNRWA et ses partenaires pour aider les Palestiniens à survivre à l’une des pires catastrophes humanitaires de notre époque. Les pays doivent annuler la suspension de leur financement, respecter leurs obligations à l’égard de la population palestinienne et renforcer l’aide humanitaire dont les civils de Gaza et de la région ont désespérément besoin.